Février

Demain les crêpes vont tourner... pour dorer des deux côtés !

m’arrive-t-il de me retourner comme une crêpe pour changer mon regard, mon jugement ?

C’est pourtant tellement important le doré sur les deux côtés !

 

Que la chandeleur nous éclaire sur l’autre côté 

 

Un P'tit rayon

 

Nous portons tous un trésor,

Un p’tit rayon de lumière,

Dans un vase d’argile

Aux formes incertaines

Dont la terre fendillée

Annonce déjà qu’il pourrait éclater.

 

Nous portons tous un trésor,

Et ce p’tit rayon de lumière,

Lorsque tombe le vase

En éclats jusqu’à terre

Est alors libéré :

Fulgurant, il dicte des paroles

Monte en larmes à nos yeux

Ou bien jaillit au cœur du cœur

Tel un parfum d’éternité.

 

Nous portons tous un trésor,

Et ce p’tit rayon de lumière

Semble si loin, semble si frêle

Dans la pénombre du monde de nos ténèbres

Qu’il est bon de communier,

Faisant  mémoire dans l’amitié

Lorsqu’ un vase un jour s’est cassé,

De la merveille qu’il contenait.

 

Prêtons attention à l’extraordinaire

Caché dans l’ordinaire des jours,

A la lumière : elle luit dans la sombre nuit.

 

Elle dit la victoire absolue de la Vie !

 

Martine, le 27 janvier 2018 après la cérémonie

"d’enciellement" de Gilberte 

 

 

Vive la neige

Dame blanche…

 

Je voudrais rendre hommage à une dame…

 

Elle n’est pas née de la dernière pluie

Mais toujours fraiche, sans une ride, sans un  pli !

Elle arrive souvent de nuit,  à pas feutrés

Et nous surprend un matin… bouche bée.

 

Elle bouscule les habitudes,

Ne laisse personne indifférent,  prend… toute la  place !

Certes... elle dérange !

Est-elle démon ou plutôt ange ?

 

Princesse immaculée,

Elle devient maîtresse du temps

Au moins, pour un moment…

Elle rit de nos sérieux plannings

De nos façades, de nos vitrines…

Se réjouit d’être la cause

De petits dialogues entre voisins

Faisant causette, pelle à la main.

 

Elle sourit de s’offrir à la glisse,

Aux batailles des écoliers

Aux  sculptures de p’tits artistes,

 

Les habitudes sont détrônées !

 

Des milliards d’éclats de sa baguette,

Elle fige toute chose dans un sommeil

Et nous ramène à l’essentiel !

Elle couvre la terre, son enfant,

De la douceur laineuse d’un manteau blanc…

 

Je voudrais rendre hommage

A une dame blanche

Certes un peu froide

Mais si charmante,

La remercier de saupoudrer

Nos forêts ternes d’une  pureté

Et nos villages de sa clarté !

 

 Martine RICHARD

 

 

MARCHE AUTOMNALE

Marcher !

Oser son pas tremblant

A travers l'amas bruissant  

De feuillage abandonné.

 

Marcher,

Suivre le sentier sans s'attarder

Sur l'effroyable nudité,

Cruelle réalité d'une saison sans pitié !

 

Marcher...

La lumière luit.  Ne jamais l'oublier,

Quelle que soit l'austérité ténébreuse

De toute mort.

Car ce qui meurt est déjà sauvé,

Appelé à renaître, à recommencer.

 

Marcher,

Ne pas  chercher à s'accrocher au passé dépassé.

 

Martine, le 24 novembre 2017

 

  • Effeuillés

    Nous nous sentons nus,
    Perdons nos feuilles...
    Nous avions des étoiles dans les yeux, elles retombent, degoulinantes étincelles éphémères ...

    Nus, dépouillés...Au fil des âges et des saisons...

    Mais aucun hiver n’a jamais crié victoire pour de bon...
    Il pourrait nous figer à coup de glaces, de tempêtes et de tornades...nous obligeant à hiberner longtemps, longtemps...

    Les feuilles seront humus, les fruits seront graines, les tailles feront rejets nouveaux....

    Hauts les cœurs !


    ...

  • Mer de nuages

    Rentrons au dedans et veillons...à l’écoute de la vie cachée ...couvons-la patiemment.... comme enfante une maman.


    Prions pour un nouveau printemps !

Octobre

Il n'est rien de plus plein que le silence si tu sais l'écouter, rien de plus vide si tu l'empêches de parler. Priera Paltro

Parole de jardinier

Des ruches R E P U B L I C A I N E S !

Sans blague !!!

Vive la France !

Vive la République !

Vive le miel !

Tu es en moi...

 "Tu es en moi comme un enfant qui joue seul, à l'écart, dont on croit qu'il ne fait rien quand sa rêverie démêle des milliers de fils d'or, de cheveux d'ange". (Christian Bobin)

Bien cordialement,

Martine