CHOISIR

Parler de choisir quand... euh on n'a pas trop le choix étant tous un peu à la même enseigne de devoir rester confinés...

Parler de choisir me paraît intéressant.

Choisir d'être à l'affut de tous les messages, de toutes les infos, pourquoi pas, mais attention. Quelle est mon écoute, mon discernement dans l'écoute  ?

Je peux partir de mes peurs... Voir tout ce qui n'est pas fait, tout ce qui manque, qui est bien imparfait. Si on avait pensé plus tôt, pris telle décision plus tôt, anticipé tel stock de tel produit, de tel médicament... Et s'enfermer dans des revendications, des jugements sévères du lieu de nos angoisses.

Il est bon d'alarmer sur tous ces manques, c'est évident qu'il faut appeler, réclamer ce qu'il faut pour mieux vivre à tous les niveaux cette période à grands risques.

Mais attention à ne pas sombrer dans la violence, le fatalisme, les plaintes systématiques qui nous aigrissent.

Ce n'est pas parce que nous avons eu pour beaucoup jusqu'à aujourd'hui tout, presque tout de suite, que d'un coup tout ce qui nous manque est un dû.

Apprenons la patience dans l'impatience compréhensible au vu de la situation. Apprenons aussi à nous réjouir des petites choses que nous avons découvertes dans ce changement radical de vie.

Reconnaissons que nous sommes petits, bien plus petits et vulnérables que nous ne l'avons jamais imaginé. Et allons même jusquà nous surprendre en train de remercier pour tous les dons, toutes ces personnes qui agissent pour nous au péril de leur santé.

Merci pour la beauté et la bonté de ceux qui nous entourent au delà de leurs imperfections ou des blessures qu'ils nous ont faites... La Vie est là, ici, maintenant. 

Et que ce merci nous touche le coeur au point de nous donner d'espérer... plus de simplicité, de vérité, de conscience que nous sommes des Vivants. Et que le bonheur n'est pas ailleurs.

Pardonnons, si nous le pouvons.

N'est-ce pas cela la résurrection ? Une vie plus forte qui déjà se manifeste à travers et au-dedans de toute cette humanité qui combat, qui agit, qui patiente, qui accepte les limites pour le bien de chacun ?

Dans les douleurs que nous vivons, prions pour une transformation réelle et durable, pour la seconde naissance de nos humanités. Une naissance dans l'Esprit.

 

Une seconde naissance qui donnera sûrement une nouvelle chance à notre chère planette.

Courage et Merci  🙂😉

Martine,

Puissent nos yeux s'ouvrir

Puissent nos yeux s'ouvrir, nous qui croyons voir.

Notre vue est forcément étroite à l'échelle du monde, limitée par tant de facteurs ! Le bout de notre nez est bien loin du bout du monde !

Alors tournons-nous jour après jour vers plus grand, plus large... et remettons en question nos "soit disant vues, de nos soit-disant savoirs".

Ne réduisons plus nos proches à ce que nous voyons, à ce que nous croyons savoir.  Et tentons de ne plus les juger..., les réduire pour nous grandir.

N'oublions pas qu'ils sont reflet, comme nous, pauvrement mais sûrement du visage du Bon Dieu.

Qu'à chaque pellicule, chaque peau retirée de nos yeux aveugles, nous nous réjouissions comme une brebis perdue qui a retrouvé son berger...

Puissent nos yeux s'ouvrir en ces temps difficiles où malgré les masques, le monde devient plus respirable, où malgré le confinement nous pouvons nous émerveiller dans notre mouchoir de poche.

Christian Bobin a écrit "Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles".

Jean (9,1-41) 

 

 

En route

Drôle d'hiver peut-être

La vie nouvelle s'apprête...

Et si la neige retardataire

Laisse traîner son manteau oublié

La pluie le désagrège sans pitié

Abreuvant bulbes et racines

Les  germes déjà soulèvent la terre...

 

Le printemps appelle

Nos coeurs aussi espèrent une vie nouvelle.

 

Martine,