lettre au Père Noël

Je te commande, cher Père Noël

Une mise à neuf :

La Bonne Nouvelle qui chaque jour

 Fera pencher la balance du bon côté :

Du côté du renouveau,

Dans  la joie retrouvée

De relations ensoleillées.

 

Je te demande cher Père Noël

Une main dans la mienne :

L’assurance d’une présence,

Et puis, ton autre main posée sur mes épaules,

Tendre consolation !

 

Donne-moi s’il te plaît un regard de confiance :

Certifiant que je suis

Digne d’être aimée.

 

 Oh ! Puisses-tu m’offrir la spontanéité

D’un esprit de jeunesse,

Un cœur qui s’émerveille

Des petites choses de la vie !

 

J’aimerais que tu  glisses aussi un petit paquet

Contenant la clé qui pourra verrouiller la porte

Souvent entrebâillée de mon débarras de regrets,

Envahi de toiles d’araignées.

 

Je t’espère, en attendant le sommeil,

Et dès que je me réveille !

 

En avant ! En Avent !

 

Pourvu que tu viennes cher Père Noël !

 

 

 

Aux amis du Mont Ste Odile

OUVERTURE

 

L’espace s’est élargi

M’offrant une vision

Au-delà du miroir de mes propres cloisons.

L’espace s’est élargi, et mon regard aussi.

 

L’ouvrier à mon service

A percé une nouvelle fenêtre

Dans le mur de mon corps…

Ça fait mal la lumière dans des yeux endormis

Quand a frappé la broche pour extraire la pierre !

Mais le jour est si bon en sa clarté nouvelle !

 

Une ouverture pour qu’entre la Lumière

Pour qu’elle émane aussi de l’intérieur,

Du cœur,

Lieu sacré de la Vie !

Merci !

 

 

Martine Richard  www.bouchealoreille.fr , le 31 octobre

 « L’espace prend la forme de mon regard. Hubert Reeves » l

Faire le deuil

On ne peut restaurer la fraicheur de la rose

Déchirée par les intempéries :

Elle perdra sa parure,

Tristement arrachée à elle-même

Humiliée, violée dans la beauté de son identité...

 

On ne peut empêcher la mort due aux séismes :

Une trop cruelle violence inexorablement abîme.

L'existence fait faner bien des fruits avant l'heure...

Mais le jardinier sait bien que la taille sévère

Engendrera des fleurs.

 

Ne nous attardons pas sur les pétales à terre,

Sur la douloureuse vision de la vie humiliée :

Aussi vive que soit la blessure,

La coupe ravivera une sève nouvelle,

Fera naître des rameaux et de tendres promesses...

Une source obstruée cherche toujours un passage,

Invente des méandres, jusqu'à jaillir un jour, plus vive que jamais !

 

Confiance dans l'épreuve !

La Vie est un cadeau, entrons dans la louange !

Aucune nuit jamais n'a empêché la victoire du jour !

 

Martine,

Qui a envie d'être aimé ?

Inaccessibles

 

Si fragiles, sensibles et délicates

Elles n’ont su montrer que

Leurs griffes les rendant inaccessibles…

Personne encore n’a pu approcher, deviner,

Pressentir les effluves  émanant de leur tendre cœur.

 

A quoi bon les épines si la rose ne peut donner librement sa beauté ?

A quoi bon les roses si toujours elles résistent à s’offrir ?

A quoi bon la vie emprisonnée

L’abondance retenue dans des silos fermés ?

A quoi bon exister ?

 

Qui a envie d’être aimé ?

N’es-tu pas las enfin de survivre, emprisonné dans un cachot

Dont tu détiens la clé trop lourde encore à tourner,

Clé du palais d’un Prince espérant depuis toujours ton Amour ?

 

Avoueras-tu un jour,

Ce besoin de reconnaissance, de relation de confiance,

Que tu passes ta vie à nier, à masquer,

A tenter de surmonter ?

 

Il te faut espérer, oser demander d’accéder à cette dignité…

Et puis te laisser faire,  quand de discrètes fées t’entrainent pour un peu t’apprivoiser.

Pourras-tu enfin lâcher les rênes jusqu’à ce que la Vie revienne

T’offrir le tendre goutte à goutte de sa vive Source ?

 

Martine

Qui sommes-nous ?

Martine écrit depuis une quinzaine d’années, ses sensations… ses cris de joie ou de peine....bref...  sa foi, la vie qui chemine dans les méandres de l'existence....Elle a créé l’association avec son mari.  Laurent et Martine créent les spectacles, déclament les poèmes,  certains sont chantés.

 

Deux musiciens  Jacques et Serge, fans d’accordéon diatonique les ont rejoints…et  à leur grande joie les accompagnent à chaque partage, ensemble ou à tour de rôle.

 

Les thèmes sont variés mais toujours autour du réel de chaque jour, de la nature, de l’intériorité.

 

Les textes parlent de printemps, de nature, du quotidien, des méandres et questionnements  de notre existence,  mais toujours dans le sens de la Vie victorieuse.

Que seraient nos bouches sans vos oreilles ?

Pour vous, nous créons : 

- des spectacles de poésie et de contes,

 

Que deviendraient nos elfes, nos fées sans vos yeux étonnés ?

 

Martine fabrique dans son atelier :

- des elfes et des fées pouvant illustrer les contes et proposés aussi en cartes postales.

le pas...

De l’impasse au passage,

 

Il n’est souvent

 

Qu’un pas… sage !

 

 

Martine,

 

Tu es en moi...

 "Tu es en moi comme un enfant qui joue seul, à l'écart, dont on croit qu'il ne fait rien quand sa rêverie démêle des milliers de fils d'or, de cheveux d'ange". (Christian Bobin)

Bien cordialement,

Martine