Un seul voeu

Un seul vœu !

 

Entourée  de transparents

Drapés tourbillonnant tout autour d’elle,

 Fulgurante et légère, une fée me frôle soudain

Et souffle à mon oreille :

«Si tu fais un vœu, dans ton cœur avec foi,

Tout de suite, illico, je l’exauce pour toi ! 

Je compte jusqu’à trois,

Et hop dis-moi ! »

 

A ma Petite marraine de la nuée je demande sans hésiter :

« Des épousailles avec le Prince de la Vie,

J’en suis digne, il me l’a dit ! »

 

A peine ai-je eu le temps de dire merci... Elle s’est enfuie !

 

Et c’est ainsi que nous nous mariâmes, que nous eûmes beaucoup d’enfants

Et que nous voici partis pour vivre jusqu’à la fin des temps !

 

Martine, le 24 juin 2018

En la St Jean-Baptiste, de retour du Mont Ste Odile

Juin

 

Je viens de traverser Rome un peu comme un goéland, vue d’avion en quelque sorte, sans connaissance.

Je me suis posée sur la tête de quelques anges. J’ai observé la splendeur, les passants, les amoureux, les mendiants...

Tous les chemins mènent à Rome... C’est vrai :

carrefour de rencontres incroyables, inattendues, insolites... surtout lorsqu'on est en compagnie d'anges.

L'existence ne ménage pas les anges. Ils perdent des plumes, les ailes se cassent, sont coupées parfois.

"Des anges sans ailes !"me direz-vous.

Oui j'ai cotoyé des anges sans ailes dont de nouvelles ailes se déploient au dedans... car ils sont "avec Elle". Et Elle, cette femme du ciel, a le don de déployer les ailes du dedans,  dociles au léger souffle du vent. 

Et ces anges-là se déplacent en roulant, ou volent même depuis un lit d'hôpital. Je les ai fréquentés. C'est vrai. Main-tenant !

                                          ...................

Aucune des splendeurs de Rome ne m'a autant émue que le silence de la cellule d'un monastère à une trentaine de kilomètres d'Assise. Pas seulement le silence d'un lieu désertique dans la montagne, un silence habité de la prière des moines, de leur vie donnée, respiration pour le monde. Un silence disant une Présence !

Quel cadeau !

Rome, me donneras-tu des ailes ? 

 

DANS LES CHAMPS

 

 Salsifis et boutons d'or

offrent leur or après les pissenlits

dont les cheveux ont bien vite tourné au gris 

sous un casque  tout rond, une  sorte de mise en plis éphémère

dont  les cheveux emporteront

une graine au bout d'un petit parachute.

Là est peut-être le plus important, non pas la fleur, mais la graine, et surtout l'envol vers le ciel jusqu'à terre nouvelle...

Si en mai fais ce qu'il te plait

je dis "OUI MAIS" ça va trop vite  fleurir

et  défleurir.  Plait-il ?

 

Qu'il plaise ou non, 

En mai soyons dociles au souffle de l'Esprit qui nous mène,

que nous fleurissions, fanions,

que nous préparions nos graines,

ou les lâchions comme autant de petits ballons coton.

Dociles ! 

 

 

 

 

 

Danseuse...

Danseuse

 

Je suis faite pour la danse

Dans ce monde statique

Tic tac, tic tac

Taquine le temps qui passe

Passeuse de vitalité

Témoin de la Vérité

Véritable liberté !

 

le 12 avril 2018 

Tempête de grêle

En quelques minutes

La tendresse mutilée

A l’image de nos coups de sang

Confiance !

Nous avons des racines en terre et dans le ciel...

Un esprit plus fort que tout ce qui nous déchire 

En lequel nous trouvons ressource...

Courage fleurettes !!

Tendres pétales martyrisés

POEME au fil d'avril

L’attente

 

 

Quelques mots sur une page,

Une bouteille à la mer,

Colportent  l’essentiel message,

Voguent entre ciel et terre.

 

Le souffle d’une jonquille

Luminaire musical,

Un réveil pour les sourds,

Ote des yeux le voile.

 

Des petites fées s’envolent,

Essaiment en multitude,

Offertes à nos regards

Aux désirs de nos cœurs.

 

La fleur est à l’abeille

Et l’abeille à la fleur,

Mystère d’une rencontre…

 

Le monde est en attente

De nos baisers féconds

 

Ouvrirons-nous notre être

Au sonore silence,

A l’appel du Printemps ?

 

 

 

Martine, le 22 février 2018

www.bouchealoreille.fr

 

 

 

 

Tu es en moi...

 "Tu es en moi comme un enfant qui joue seul, à l'écart, dont on croit qu'il ne fait rien quand sa rêverie démêle des milliers de fils d'or, de cheveux d'ange". (Christian Bobin)

Bien cordialement,

Martine