Lettre au Père Noël

Je  te commande cher Père Noël

Plein de guirlandes de lumière

Pour mettre partout où il fait nuit.

 

Je te  commande, cher Père Noël,

Une hotte remplie de p’tits bonheurs

Des plaisanteries, des rigolades,

Des champs de neige et des glissades…

 

Je te commande, 

Une main toute chaude dans la mienne

Pour me guider sur le chemin

Comme l’étoile jusqu’au matin ;

De grandes bottes  rouges et blanches

Pour avancer sans trébucher

Sur  des sentiers de liberté !

 

N’oublie pas dans ma commande,

Un doudou de barbe blanche

Pour le poser contre ma joue ;

Et le manteau de ta tendresse

Pour  réchauffer tous mes chagrins…

 

Je te commande

Un grand voyage sur ton traineau

Au rythme des grelots des rennes…

On traverserait les gros nuages

Et tu m’emmènerais dans le ciel

Jusqu’à la porte de ton  mystère….

 

Je te commande

De visiter ton atelier

De fabriquer de nouveaux rêves

Pour tous les enfants de la terre :

Qu’ils n’aient plus faim, qu’ils n’aient plus

Froid, qu’ils n’aient plus peur !

De fabriquer de nouveaux rêves,

Rêves de vie, rêves de paix et de pardon.

Pour qu’ils deviennent REALITE.

 

Mais au fait Père Noël,

Quand c’est moi qui commande,

 Est-ce que tu obéis ?

 

Oh !  J’aimerais TELLEMENT  

que tu dises oui !

 

Le 13 décembre 2017 Martine,

www.bouchealoreille.fr

Décembre

En Avent les fées....

Elles sont arrivées sans embûches, un peu enfarinées des premiers flocons....

Elles annoncent une bonne nouvelle à qui veut bien les écouter....

Elles ont le pouvoir de nous souffler dans le creux de l’oreille les conseils du Père de Noël...pour que cette fête soit vraiment un cadeau pour ceux qu’on aime...

 

bonne Ecoute et bonnes galipettes dans la neige fraîche !!!

 

 

La « briffée » de l’Avent

Lettre au Père Noël

Je te commande, cher Père Noël

Une mise à neuf :

La Bonne Nouvelle qui chaque jour

 Fera pencher la balance du bon côté :

Du côté du renouveau,

Dans  la joie retrouvée

De relations ensoleillées.

 

Je te demande cher Père Noël

Une main dans la mienne :

L’assurance d’une présence,

Et puis, ton autre main posée sur mes épaules,

Tendre consolation !

 

Donne-moi s’il te plaît un regard de confiance :

Certifiant que je suis

Digne d’être aimée.

 

 Oh ! Puisses-tu m’offrir la spontanéité

D’un esprit de jeunesse,

Un cœur qui s’émerveille

Des petites choses de la vie !

 

J’aimerais que tu  glisses aussi un petit paquet

Contenant la clé qui pourra verrouiller la porte

Souvent entrebâillée de mon débarras de regrets,

Envahi de toiles d’araignées.

 

Je t’espère, en attendant le sommeil,

Et dès que je me réveille !

 

En avant ! En Avent !

 

Pourvu que tu viennes cher Père Noël !

MARCHE AUTOMNALE

Marcher !

Oser son pas tremblant

A travers l'amas bruissant  

De feuillage abandonné.

 

Marcher,

Suivre le sentier sans s'attarder

Sur l'effroyable nudité,

Cruelle réalité d'une saison sans pitié !

 

Marcher...

La lumière luit.  Ne jamais l'oublier,

Quelle que soit l'austérité ténébreuse

De toute mort.

Car ce qui meurt est déjà sauvé,

Appelé à renaître, à recommencer.

 

Marcher,

Ne pas  chercher à s'accrocher au passé dépassé.

 

Martine, le 24 novembre 2017

 

  • Effeuillés

    Nous nous sentons nus,
    Perdons nos feuilles...
    Nous avions des étoiles dans les yeux, elles retombent, degoulinantes étincelles éphémères ...

    Nus, dépouillés...Au fil des âges et des saisons...

    Mais aucun hiver n’a jamais crié victoire pour de bon...
    Il pourrait nous figer à coup de glaces, de tempêtes et de tornades...nous obligeant à hiberner longtemps, longtemps...

    Les feuilles seront humus, les fruits seront graines, les tailles feront rejets nouveaux....

    Hauts les cœurs !


    ...

  • Mer de nuages

    Rentrons au dedans et veillons...à l’écoute de la vie cachée ...couvons-la patiemment.... comme enfante une maman.


    Prions pour un nouveau printemps !

Novembre

Horizon

 

Faut-il parler aux murs de pierre

Ou bien se taire ?

Il paraît que les murs sont faits

De myriades d’atomes dansants…

Peut-être ont-ils des oreilles

Et un entendement ?

 

Je parlerai aux murs

Je crois en leur mission

Auprès des protégés

Dont ils sont les garants.

 

Je leur dirai Merci :

Ils cachent des trésors

Trop fragiles et sensibles

Pour ouvrir leurs écrins

A ce monde inhumain

Dont ils craignent les juges.

 

Je leur dirai Pardon !

Car souvent devant eux

Et puis leurs meurtrières

J’ai dressé moi aussi

D’épaisses protections…

 

Je choisis la prière

Cette forme de relation

Qui je crois tout traverse

Accueillant  des motions.

 

Les murs sont-ils vraiment de pierre

Ou fictives cloisons,

Alibis imaginaires

Contre intimes accusations ?

 

On coupe, on sépare

On blinde nos pauvres cœurs…

Les bras pointent des armes

S’ils refusent leur vocation

De s’ouvrir, d’offrir

Et gouter la tendresse,

Porte du paradis originel !

 

JE PARLERAI AUX MURS

DU LIEU DE L’ORAISON

IL N’EST PAS DE PRISON

SANS ESPOIR D’HORIZON.

 

 

Martine Richard

Octobre

L’être Ange de la forêt d’automne

Le chemin de randonnée quitte les prairies d’alpage, devient simple sentier à travers les tourbières menant à la forêt. Les vaches ont laissé ici leur trace avant de devoir « démontagner »

Au-dessus de cette gigantesque éponge imbibée que chaque pas semble tenter d’essorer, habite un peuple de sapins…

On dit sapins par habitude… en vérité épicéas pour la plupart car les feuillus ici se font plus rares….

Lorsque la pente dénivelle, le sol redevient sec.  L’herbe n’a ni la fraicheur ni le vert des prairies de la plaine mais offre des jaunes, une plus grande rudesse, et se marie à des fleurs variées dont la plupart ont fané à la fin de l’été.  Les plus petites aux couleurs vives, offrent un éclat particulier. Je les observe quand je me penche sur les baies d’une ribambelle de myrtillers. Les avides cueilleurs en ont laissé assez pour m’inviter à les goûter.

Mais il s’agit d’aller au but, à l’objet de ma randonnée….

Quand apparaissent les plants de myrtilles il faut commencer à chercher…. A proximité des arbres, ouvrir l’œil ! Non pas en hauteur pour guetter l’agile écureuil voleur de noisettes  mais bien au sol…. En le scrutant.

Tout mon regard est concentré vers cette quête…. Mes sens sont en éveil… aurais-je le don d’avoir du flair ?

Quand surgissent quelques taches d’un lumineux jaune oranger, dans les fidèles « coins familiers » Je sens la joie d’un bel espoir : après girolle viendra bolet.

Car l’émotion est bien plus grande quand surgit ce champignon…. Il sait toujours si bien se fondre dans les couleurs des environs. Sa chair est ferme, sa forme généreuse…. Déjà il met l’eau à ma bouche des mets qu’il saura accompagner. Il offre, avant  la saveur chaude d’un repas de fête, le bonheur simple de la cueillette.

La joie du trésor enfin trouvé, tellement désiré, espéré,  c’est la trouvaille d’une perle rare et mon visage tout réjoui crie victoire! 

Chercher et trouver !  C’est un cadeau d’éternité !

 

Puissions-nous, comme cette perle rare chercher l’amour et l’amitié sans se décourager !

Chercher jusqu’à trouver « l’être » qui se cache sans se cacher, que la nature protège jusqu’à ce qu’un jour il s’offre à qui l’a ardemment désiré.

« l’Etre Ange »

 

 

Il etait une fois

Il ėtait une fois, il était une reine,

Qui devant son miroir cherchait tous les reflets

D'une beauté nouvelle qui la rendrait sereine.

 

Il etait une fois, il était une reine,

 Qui tellement fatiguée à force de chercher,

S'en alla se coucher, renonça à régner.

 

Dans son doux lit de laine,

Elle trouva, étonnée,

Son beau Roi tant aimé

Languissant de la prendre 

En son corps chaud  et tendre.

 

Il était une fois, il était une reine,

Confiante en sa beauté de princesse épousée,

Eveillée d'un baiser, elle poursuivit son règne,

Enfin digne et sereine aux bras de son Aimé,

En se laissant guider.

 

Martine

 

 

Septembre

Une rentrée avec des pensées inspirées de saint Francois de Sales

 

Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit.

Regardez les abeilles sur le thym : elles y trouvent un suc fort amer, mais en le suçant elles le convertissent en miel.

Il faut que les paroles sortent du cœur plus que de la bouche. On a beau dire, le cœur parle au cœur et la bouche ne parle qu'aux oreilles.

Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé : alors, une heure est nécessaire .

et pour les élèves pour cette rentrée :

Allons toujours. Pour lentement que nous avancions, nous ferons beaucoup de chemin.

iIl y a trois manières pour apprendre une chose : la meilleure manière est de la professer.(de l'enseigner)

Parole de jardinier

Il n'est rien de plus plein que le silence si tu sais l'écouter, rien de plus vide si tu l'empêches de parler. Priera Paltro

TROUVAILLE INSOLITE

Des ruches R E P U B L I C A I N E S !

Sans blague !!!

Vive la France !

Vive la République !

Vive le miel !

Le printemps nous sortira de nos prisons...

 

 

Mystère d'une rencontre

Confiance entre deux regards

Une joie vive ruisselle

 

 

Débordante joie

L’ardeur folle d’un torrent

Eclats de fraicheur

 

 

 

Une joie explose

D’un visage tout rempli

Le bonheur essaime

 

 

 

 

Trompettes dans la nuit

Eclat joyeux des jonquilles

Vivifié mon coeur

Qui sommes-nous ?

Laurent, Martine, Jacques à l'accordéon !

Martine écrit depuis une quinzaine d’années, des petits contes,… ses cris de joie ou de peine....bref...  sa foi, la vie qui chemine dans les méandres de l'existence....Elle a créé l’association avec son mari.  Laurent et Martine déclament les poèmes,  certains sont chantés.

 

Deux musiciens  Jacques et Serge, fans d’accordéon diatonique les ont rejoints…et  à leur grande joie les accompagnent , ensemble ou à tour de rôle.

 

Les thèmes sont variés mais toujours autour du réel de chaque jour, de la nature, de l’intériorité.

 

Les textes parlent de printemps, de nature, du quotidien, des méandres et questionnements  de notre existence,  mais toujours dans le sens de la Vie victorieuse.

Que seraient nos bouches sans vos oreilles ?

Pour vous, nous créons : 

- des spectacles de poésie et de contes,

 

Que deviendraient nos elfes, nos fées sans vos yeux étonnés ?

 

Martine fabrique dans son atelier :

- des elfes et des fées pouvant illustrer les contes et proposés aussi en cartes postales.

Vive la Neige... enfin arrivée !

Les "BATIFOLLES"
Fées d'hiver

Dame blanche…

 

Je voudrais rendre hommage à une dame…

 

Elle n’est pas née de la dernière pluie

Mais toujours fraiche, sans une ride, sans un  pli !

Elle arrive souvent de nuit,  à pas feutrés

Et nous surprend un matin… bouche bée.

 

Elle bouscule les habitudes,

Ne laisse personne indifférent,  prend… toute la  place !

Certes... elle dérange !

Est-elle démon ou plutôt ange ?

 

Princesse immaculée,

Elle devient maîtresse du temps

Au moins, pour un moment…

Elle rit de nos sérieux plannings

De nos façades, de nos vitrines…

Se réjouit d’être la cause

De petits dialogues entre voisins

Faisant causette, pelle à la main.

 

Elle sourit de s’offrir à la glisse,

Aux batailles des écoliers

Aux  sculptures de p’tits artistes,

 

Les habitudes sont détrônées !

 

Des milliards d’éclats de sa baguette,

Elle fige toute chose dans un sommeil

Et nous ramène à l’essentiel !

Elle couvre la terre, son enfant,

De la douceur laineuse d’un manteau blanc…

 

Je voudrais rendre hommage

A une dame blanche

Certes un peu froide

Mais si charmante,

La remercier de saupoudrer

Nos forêts ternes d’une  pureté

Et nos villages de sa clarté !

 

 Martine RICHARD

 

 

Tu es en moi...

 "Tu es en moi comme un enfant qui joue seul, à l'écart, dont on croit qu'il ne fait rien quand sa rêverie démêle des milliers de fils d'or, de cheveux d'ange". (Christian Bobin)

Bien cordialement,

Martine